Sébastien et Ludovic, vainqueurs du Bike & Run Paris 2014

Bike-&-Run-Paris-2014

Ludovic Aubin et Sébastien Beucherie sont membres du club de triathlon Triath’ Club d’Andresy (TCA), sponsorisé par Ippon. Ils ont terminé sur la première marche du podium lors Bike & Run Paris 2014.

Bonjour à tous les deux, et bravo pour votre victoire au Bike & Run 2014.  Pouvez-vous vous présenter ? 

Ludovic Aubin : Je pratique le triathlon en loisir depuis que je suis au collège. Ca va donc faire une bonne dizaine d’année que je m’entraîne plus ou moins régulièrement (variable entre 5h/semaine jusqu’à parfois 25h lors de stage). Le triathlon correspond à l’enchaînement de trois sports : une première partie natation, suivie par du vélo et pour finir la course à pied. Il existe différentes épreuves dérivées du triathlon, on retrouve l’aquathlon (natation et course à pied), le duathlon (course à pied et vélo) et le bike and run ou run and bike qui est une épreuve par équipe de 2 coureurs + 1 vélo. Pour cette dernière épreuve, la règle est de toujours s’échanger le vélo entre partenaire de la main à la main, du coup c’est la course à pied qui est le plus important et les échanges doivent être les plus rapides possibles si on veut courir vite (de l’ordre de 15 à 20 secondes), la récupération très courte se fait sur le vélo. En ce qui concerne mon palmarès, j’ai fais quelques podiums sur des courses à pied mais rien de transcendant. Et puis ce 1er Bike and Run de Paris.

Sébastien Beucherie : Je fais du triathlon depuis toujours, mais mon investissement dans ce sport a été modulé. J’ai eu deux période où je m’y suis mis très sérieusement : en junior, et puis en sénior entre 23 et 25 ans. Depuis, j’ai délaissé l’entrainement à cause d’une forme de saturation. J’ai participé depuis à quelques compétitions, mais sans volonté de performance, surtout pour concourir avec les copains. Depuis 2-3 mois j’ai repris un peu la course à pied, sous l’impulsion d’un copain qui a voulu que je l’accompagne sur des expériences de trail, et parce que j’en ressentais le besoin. En parallèle, j’entame maintenant ma 3e année de water-polo.

Quelle est votre recette pour devenir un champion ?  

Sébastien : Il faudrait demander à ceux qui sont champions !

Ludovic : Il n’y a pas vraiment de recette miracle, j’essaie d’avoir une bonne hygiène de vie générale (sommeil, nutrition, récupération) et je garde surtout du plaisir quand je m’entraîne. Pour moi c’est ça le principal, à partir du moment ou le plaisir n’est plus là je ne vois pas l’intérêt de continuer. Cela reste du loisir avant tout, c’est pourquoi j’essaie au maximum de prendre du plaisir lors des entraînements et compétitions.

Utilises-tu des nouvelles technologies pour te préparer, améliorer tes performances ? Lesquelles ?  

Sébastien : Lors des années précédentes, j’ai utilisé des appareils technologiques assez communs pour un triathlète : compteur de vélo, cardio-fréquencemètre, voire montre avec accéléromètre pour déterminer la vitesse de course. Mais je me suis rarement retrouvé dans ces outils, préférant me fier à mes sensations, et donc j’en ai rarement eu une utilisation prolongé. J’ai également utilisé un peu la vidéo pour corriger ma technique. Le seul outil que j’utilise encore, est une montre chronomètre, avec des « laps » pour pouvoir regarder mes temps lors des séries d’entrainement, et contrôler les temps de récupération.

Ludovic : Les nouvelles technologies faisaient parties de mon entrainement, GPS, cardiofréquencemètre,… après c’est bien beau d’avoir ça, encore faut-il analyser ce qu’il en ressort. C’est pourquoi je les utilises de moins en moins, c’est marrant au début de voir les « performances » que l’on peut faire, mais je perdais beaucoup de temps à transférer les donner pour au final ne rien en ressortir. Bref j’ai arrêté, mais je sais que les marques se sont beaucoup améliorées sur ce domaine et qu’elles proposent un suivi de plus en plus personnalisé. J’ai aussi eu la chance de participer à des études sur différentes méthodes d’entrainement à l’INSEP et là on avait de la technologie partout, capteur de puissance, cardiofréquencemètre, analyse de la ventilation, caméra thermique, prise des constantes sanguines, … mais là c’était pour de la recherche 😉 Bref me concernant quand je m’entraîne, je fonctionne comme Sébastien : je me fis à mes sensations et visiblement ça marche pas trop mal.

Pensez- que les nouvelles technologies ont un rôle à jouer dans de votre sport ?  

Ludovic : Oui forcément, le athlètes vont connaître précisément leurs variables et différents seuils physiologiques et tout ça ils pourront le voir en direct sur leurs appareils. Mais je trouve que ça enlève beaucoup de charme au sport, chacun reste dans ses valeurs, il n’y a plus de jeu, moins de défaillances (comme ce que l’on peut voir en cyclisme avec le débat sur les oreillettes, les capteurs de puissances, …). A mon niveau le sport est un loisir, donc pas de prise de tête avec les technologies.

Sébastien : Je pense qu’à haut niveau les nouvelles technologies ont un rôle a jouer. Je pense notamment à la vidéo pour les aspects techniques, mais également des capteurs pour analyser la biomécanique des athlètes. Ce type d’outils peut être utile à très haut niveau pour des athlètes qui recherchent un très haut niveau de performance, qui se joue sur des détails. Cette évolution a déjà commencé en triathlon avec les staffs qui prennent de plus en plus de mesures dans des « compétitions tests » afin d’analyser au plus précis les besoins, et orienter les entrainements.

Quelle est ton application sportive préférée ?

Ludovic : Je ne l’utilise pas mais j’ai entendu parler de Strava : si j’ai bien compris, c’est une application pour les utilisateurs de Garmin qui permet de confronter les différents utilisateurs sur leurs parcours dans le monde entier. C’est un peu la compétition mais chacun peu le faire au moment où il veut.

Sébastien : Je n’utilise aucune application sportive sur mon smartphone. Je n’y trouve pas d’utilité. Certains ont besoin d’avoir de la musique, de partager leur entrainement du jour… Moi (d’autant plus depuis que j’ai repris il y a quelques mois), je préfère me satisfaire de mes sensations. Je recherche de plus en plus le retour vers une « course nature », et non pas « assistée ».

Que penses tu de la tendance du sport connecté ? Bracelets et objets connectés, applications, données…  

Ludovic : C’est bien parce que ça donne un coté ludique au sport pour les personnes qui ont du mal à se motiver. C’est la tendance générale du moment avec toutes ces courses organisées dans un but festif (color run, mud day, …). Moi personnellement je n’ai pas besoin de ça.

Sébastien : Comme je l’ai évoqué précédemment, je ne partage pas cette tendance. Je m’inscrit plutôt dans l’opposé. Mais en y repensant, c’est vrai que je partage quelques informations sur Facebook, via un groupe permettant de nous motiver entre amis, et de proposer de nouvelles « compétitions ». En ce qui concerne les bracelets, applications, etc… Je ne me retrouve pas dans ce fonctionnement. Mais avec un regard plus global pour la société, cela peut être intéressant. Si certains ont besoin de ces outils pour avoir une quelconque activité physique, cela sera certainement positif à terme dans la lutte contre l’obésité, et autres maladies.

Un message à passer aux sportifs Ippon ?

Sébastien : Le message que je pourrais leur transmettre est simple : se faire PLAISIR ! 😉

Ludovic : Gardez un maximum de plaisir quand vous en faites, il ne faut pas que cela soit une corvée (on est pas payé pour ça). Trouvez le sport qui vous convient, c’est bon pour la santé, c’est bon pour le moral (et c’est la science qui le dit).