Depuis les années 70, les entreprises cherchent à incorporer l’informatique au sein de leurs processus, tout en essayant de ne pas entrer dans le sujet. L’informatique est un moyen, une “commodity” qui ne doit pas détourner les opérationnels “métier” de leurs tâches principales.

L’informatique est souvent vu comme un mal nécessaire, et reste donc en dehors de l’entreprise. Les logiciels sont réalisés par des équipes externes recrutées ponctuellement. Mais ces prestataires vont et viennent au fil des projets, laissant derrière eux des développements dans des états divers à la charge d’une équipe réduite au maximum, souvent constituée de prestataires d’autres sociétés.

Afin néanmoins de cadrer les développements nécessaires et de permettre au mieux la séparation des responsabilités (separation of concerns (SoC)), il y a eu la création de documents de mise en production, standardisés, complets, épais…

Cette réalité organisationnelle, souvent cadrée par des relations contractuelles, crée au niveau de la production les mêmes relations “juridiques défensives” entre développeurs et opérateurs qu’entre MOA et développeurs, où l’objectif principal (mettre en place un service) reste bloqué sur des relations contractuelles interminables.
Chacun reste campé sur sa posture, les développeurs critiquant les opérateurs pour leur bureaucratie et leur frilosité, les opérateurs critiquant les développeurs pour leur manque de considération et leur versatilité.
En parallèle de ces considérations contractuelles et manageriales, l’émergence des technologies de virtualisation (VM, Cloud,…), l’accélération des besoins conjugués aux nouveaux objectifs de réduction des coûts et l’évolution des méthodes de développement (en particulier grâce à l’agilité) ont fortement impacté le métier de la production.

Enfin, l’arrivée sur le marché des nouveaux fournisseurs de services, plateformes et infrastructures, ont commencé à faire glisser le marché depuis les datacenters privés vers les clouds providers tels qu’on les connaît aujourd’hui.
DevOps, dans la continuité du manifeste Agile, propose de faire tomber les murs entre développeurs et opérateurs au profit de chacun et du produit.

 

Share on LinkedInShare on RedditTweet about this on Twitter